Comment est-ce qu’on photographie la surveillance de masse ? | The Creators Project

By CG / On

[:en]Nouvelle série de Trevor Paglen sur le concept de machine vision, qui thématise la convergence entre données et images « photographiques » , et illustre littéralement la projection de Jonathan Crary dans L’art de l’observateur (1992) stipulant que « La formalisation et la diffusion d’images produites par des moyens informatiques préludent à l’invasion d’«espaces» visuels forgés de toutes pièces et sans commune mesure avec les pouvoirs mimétiques du cinéma, de la photographie et de la télévision ».

 

L’artiste américain Trevor Paglen documente depuis de longues années des sujets aussi abstraits qu’Internet, la protection des données ou les usages numériques.

Source : Comment est-ce qu’on photographie la surveillance de masse ? | The Creators Project[:fr]Nouvelle série de Trevor Paglen sur le concept de machine vision, qui thématise la convergence entre données et images « photographiques », et illustre littéralement la projection de Jonathan Crary dans L’art de l’observateur (1992) stipulant que « La formalisation et la diffusion d’images produites par des moyens informatiques préludent à l’invasion d’«espaces» visuels forgés de toutes pièces et sans commune mesure avec les pouvoirs mimétiques du cinéma, de la photographie et de la télévision ».

L’artiste américain Trevor Paglen documente depuis de longues années des sujets aussi abstraits qu’Internet, la protection des données ou les usages numériques.

Source : Comment est-ce qu’on photographie la surveillance de masse ? | The Creators Project[:]

[:en]prosthetic knowledge[:fr]La photographie 3D [:]

By CG / On

[:en]

L’histoire de la représentation photographique et celle de la modélisation 3D ont à priori toujours été distinctes. La première procédait d’une capture, d’un enregistrement du réel, alors que la deuxième était calculée par un ordinateur. Le résultat pouvait certes être photo-réaliste, comme par exemple dans les rendus d’architecture, mais il s’agissant de deux modèles clairement différents et mutuellement exclusifs. Aujourd’hui ces deux systèmes de représentation tendent de plus en plus à converger, grâce à la capture 3D qui dans certains cas fusionne avec la capture photographique. Cela produit non seulement des niveaux types de formes – dans ce projet du Max Planck Institute for Intelligent Systems par exemple une modélisation 3d d’une personne réelle est combinée avec sa reproduction photographique -, mais appelle également à une redéfinition de la photographie. Augmentée ici d’une troisième dimension, elle est aussi interactive. Il ne s’agit bien sûr pas de remettre en question la photographie 2D conventionnelle – en 2014 les utilisateurs Instagram postaient 216’000 nouvelles images toutes les 60 secondes – mais d’insister sur ces nouvelles formes, qui rendent la notion-même d’image problématique, même si bien sûr il s’agit encore d’images du monde dans un sens élargi, mais qui ne s’inscrit plus dans une longue tradition d’images bi-dimensionnelles.

Source : prosthetic knowledge[:fr]

L’histoire de la représentation photographique et celle de la modélisation 3D ont à priori toujours été distinctes. La première procédait d’une capture, d’un enregistrement du réel, alors que la deuxième était calculée par un ordinateur. Le résultat pouvait certes être photo-réaliste, comme par exemple dans les rendus d’architecture, mais il s’agissant de deux modèles clairement différents et mutuellement exclusifs. Aujourd’hui ces deux systèmes de représentation tendent de plus en plus à converger, grâce à la capture 3D qui dans certains cas fusionne avec la capture photographique. Cela produit non seulement des niveaux types de formes – dans ce projet du Max Planck Institute for Intelligent Systems par exemple une modélisation 3d d’une personne réelle est combinée avec sa reproduction photographique -, mais appelle également à une redéfinition de la photographie. Augmentée ici d’une troisième dimension, elle est aussi interactive. Il ne s’agit bien sûr pas de remettre en question la photographie 2D conventionnelle – en 2014 les utilisateurs Instagram postaient 216’000 nouvelles images toutes les 60 secondes – mais d’insister sur ces nouvelles formes, qui rendent la notion-même d’image problématique, même si bien sûr il s’agit encore d’images du monde dans un sens élargi, mais qui ne s’inscrit plus dans une longue tradition d’images bi-dimensionnelles.

Source : prosthetic knowledge

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