Blog Caméra (auto) Contrôle 50JPG

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[:en]Source : Blog Caméra (auto) Contrôle 50JPG

A lire: le blog sur la surveillance du Centre de la photographie de Genève, associé à l’évènement 50JPG de cette année (1.6. – 31.7.2016)[:fr]

Le point de départ de l’exposition CAMÉRA(AUTO)CONTRÔLE est le constat que dans la suite des régimes de contrôle par caméra interposée (supermarchés, gares, parkings, places public, aéroports, shoppingmall, transports public) une intériorisation de ces regards anonymes, a débouché sur un contrôle de nous-même par nous-même, toujours par caméra interposée. C’est le passage de l’un à l’autre, du régime de contrôle par des caméras anonymes autant public que privé, à l’autocontrôle par nousmême, que l’exposition CAMÉRA(AUTO)CONTRÔLE voudrait mettre en avant, en proposant des oeuvres d’artistes qui se servent autant de dispositifs du contrôle anonyme, tels les CCTV, que des possibilités de l’autoreprésentation, voir de l’autocontrôle avec des Smartphones et autres Go-Pros.Source : Blog Caméra (auto) Contrôle 50JPG

A lire: le blog sur la surveillance du Centre de la photographie de Genève, associé à l’évènement 50JPG de cette année (1.6. – 31.7.2016)[:]

[:en]Sains et saufs au Mudac[:fr]Exposition « Sains et saufs » au mudac[:]

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sains-et-saufs

Sains et saufs
Surveiller et protéger au 21e siècle

Consignes de sécurité diverses, campagnes d’affichage pour conduite prudente, sas de contrôle dans les lobbies d’entreprises, tunnels de rayon-X dans les aéroports, objets de protection pour les loisirs: la société actuelle regorge d’instructions et de gestes obligés relatifs à la sécurité. Nombre de professions consacrent une attention particulière à la sûreté des citoyen. Même si, au fil des décennies, ces mesures ont permis d’éviter des accidents, on peut toutefois se demander si la sécurité n’est pas devenue une obsession.

Le mudac souhaite aborder ces phénomènes par le biais d’une exposition qui réunit travaux de design, objets de la vie courante, photographie et art contemporain. Les thèmes abordés seront ceux de la sécurité, de la peur, de la protection et de la surveillance, quatre termes clés qui orienteront la sélection d’œuvres présentées dans l’exposition.

En parallèle, le Théâtre de Vidy ouvre son foyer à l’exposition Sains et saufs du 7 mars au 4 mai 2016

DU 23 MARS 2016 AU 21 AOÛT 2016 / mudac.ch

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L’espace aérien investi par les citoyens

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Si internet et les médias sociaux ont dans une certaine mesure permis une démocratisation de la parole et un accès facilité à une sphère « médiatique » élargie (avec des exemples autant positifs que négatifs en terme d’intelligence et de pertinence, et autant de tentatives louables que de projets éthiquement condamnables), la généralisation des drones soulève une question relativement peu évoquée en dehors du champ juridique, qui est celle de l’investissement par des individus (ou citoyens), d’un espace dont ils étaient  historiquement exclus (les vols commerciaux mis à part): l’espace aérien. Depuis l’avènement du drone grand public, tout un chacun, dans une optique de divertissement, dans un dessein militant, politique ou commercial, ou encore dans le cadre de visées criminelles ou terroristes (quoique souvent évoquée par les médias, cette option semble pour l’instant relever du fantasme dystopique), peut explorer le ciel au dessus de nos villes plus ou moins librement. Paradoxalement, la présence d’une caméra dans ces engins semble avoir principalement généré une rhétorique de méfiance, le quadcopter grand public bénéficiant de l’aura de son grand frère militaire, les drones armées américains ou israéliens étant devenus depuis le début des années 2000 les armes de prédilections de la guerre asymétrique. Le discours généré par la présence récente dans le ciel parisien ou sur des centrales nucléaires françaises de ces engins à priori civils, attestent du la désorientation que cette rupture spatiale produit: on ne connaît ni l’origine, ni le but de ces manœuvres, on n’a aucune solutions à proposer pour les interrompre ou les interdire, ce qui fait des de ces petites machines des vecteurs de discours fascinants, polarisant toutes les peurs contemporaines, et oBITplaneffrant à une pratique militante un outil étonnamment efficace: en 1999 déjà, un collectif d’artistes-ingénieurs, le Bureau of Inverse Technology (BIT), filmait, depuis un avion télécommandé, le complexe militaro-industriel américain implanté dans la Silicon Valley, interrogeant les enjeux de la production de ces technologies. Il semble donc nécessaire de penser ces dispositifs de manière alternative, sans y voir nécessairement l’aboutissement de la société de surveillance, incarnée aujourd’hui par l’exploitation de données récoltées sur internet avant tout. 

 

Si internet et les médias sociaux ont dans une certaine mesure permis une démocratisation de la parole et un accès facilité à une sphère « médiatique » élargie (avec des exemples autant positifs que négatifs en terme d’intelligence et de pertinence, et autant de tentatives louables que de projets éthiquement condamnables), la généralisation des drones soulève une question relativement peu évoquée en dehors du champ juridique, qui est celle de l’investissement par des individus (ou citoyens), d’un espace dont ils étaient  historiquement exclus (les vols commerciaux mis à part): l’espace aérien. Depuis l’avènement du drone grand public, tout un chacun, dans une optique de divertissement, dans un dessein militant, politique ou commercial, ou encore dans le cadre de visées criminelles ou terroristes (quoique souvent évoquée par les médias, cette option semble pour l’instant relever du fantasme dystopique), peut explorer le ciel au dessus de nos villes plus ou moins librement. Paradoxalement, la présence d’une caméra dans ces engins semble avoir principalement généré une rhétorique de méfiance, le quadcopter grand public bénéficiant de l’aura de son grand frère militaire, les drones armées américains ou israéliens étant devenus depuis le début des années 2000 les armes de prédilections de la guerre asymétrique. Le discours généré par la présence récente dans le ciel parisien ou sur des centrales nucléaires françaises de ces engins à priori civils, attestent du la désorientation que cette rupture spatiale produit: on ne connaît ni l’origine, ni le but de ces manœuvres, on n’a aucune solutions à proposer pour les interrompre ou les interdire, ce qui fait des de ces petites machines des vecteurs de discours fascinants, polarisant toutes les peurs contemporaines, et oBITplaneffrant à une pratique militante un outil étonnamment efficace: en 1999 déjà, un collectif d’artistes-ingénieurs, le Bureau of Inverse Technology (BIT), filmait, depuis un avion télécommandé, le complexe militaro-industriel américain implanté dans la Silicon Valley, interrogeant les enjeux de la production de ces technologies. Il semble donc nécessaire de penser ces dispositifs de manière alternative, sans y voir nécessairement l’aboutissement de la société de surveillance, incarnée aujourd’hui par l’exploitation de données récoltées sur internet avant tout. 

Maschinensehen. Feldforschung in den Räumen bildgebender Technologien Maschinensehen (vision machinique)

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Je découvre un projet d’exposition (ZKM | Zentrum für Kunst und Medientechnologie Karlsruhe) et de recherche (HfG | Staatlichen Hochschule für Gestaltung Karlsruhe) intéressant sur les données (visuelles ou non) produites par des machines (épistémologie des sciences), abordant des dispositifs similaires au numéro de Décadrages sur l’image automatisée, présentés sur ce blog il y a quelques mois. Le projet de 2013 nous avait alors échappé.

Plus d’infos sur http://zkm.de/publikation/maschinensehen .

 

 

Je découvre un projet d’exposition (ZKM | Zentrum für Kunst und Medientechnologie Karlsruhe) et de recherche (HfG | Staatlichen Hochschule für Gestaltung Karlsruhe) intéressant sur les données – visuelles ou non – produites par des machines, abordant des dispositifs similaires au numéro 26-27 de Décadrages sur l’image automatisée, présenté ici il y a quelques mois, ou plus généralement discutés sur ce blog. Le projet de 2013 nous avait alors échappé.

Plus d’infos sur http://zkm.de/publikation/maschinensehen .

 

Drones : des objets volants mal identifiés – Libération

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Drones : des objets volants mal identifiés – Libération.

Capture d’écran 2014-11-03 à 09.16.44

Libération s’interroge aujourd’hui sur les implications de l’utilisation de drones civils dans le cadre d’actions militantes – ici très vraisemblablement anti-nucléaires, même si on ne connaît pas les auteurs du survol de centrales nucléaires françaises ces dernières semaines par des drones – ce qui pose évidemment de nombreuses questions sur les enjeux spatiaux  (espaces géographiques, espaces juridiques, etc.) que ces engins engendrent. L’accessibilité à des outils de cartographie ou de vision aérienne élaboré, il y a peu l’apanage de firmes spécialisées ou d’agence gouvernementale, étend considérablement la vision humaine et modifie  l’appréhension de l’espace. Dans le cas particulier de ces survols récents, le drone joue paradoxalement simplement le rôle d’une menace potentielle et théorique – à part quelques tentatives infructueuses par la Hamas, aucun drone civil n’a pour l’instant été utilisé comme arme -,  incarnée autant par son aptitude à transgresser des limites physiques et juridiques, que de voir dans un espace ou cette opération est justement proscrite. Le pouvoir de nuisance se situe donc autant dans le physique que dans le visuel, instrument de pouvoir au sens le plus strict.

Plus prosaïquement, on peut s’interroger sur le déséquilibre entre ces engins de faible autonomie et de faibles poids, menace purement hypothétique, et l’utilisation réelle de drones de combat par les agences américaines ou Tsahal. Malgré les questions équivalentes que les deux types de dispositifs posent – transgression d’un espace juridique, opération pas simplement en dehors d’un cadre légal mais en dépit de celui-ci, pouvoir symbolique plus décisif que puissance de frappe réelle – l’objet lui-même et la logistique nécessaire à son déploiement, ne sont évidemment pas comparable. La disponibilité technologique de ces appareils et les multiples « modèles » d’utilisation de vidéo-surveillance par les autorités, ont clairement inspiré des activistes, qui par exemple utilisent des drones pour surveiller la police lors de manifestations.

 Drones : des objets volants mal identifiés – Libération.

Publication of Décadrages 26-27: Drones, cartographie et images automatiséesSortie Décadrages 26-27: Drones, cartographie et images automatisées

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J’ai le grand plaisir de vous annoncer la sortie du dernier numéro de la revue Décadrages. Cinéma, à travers champs, intitulé « Drones, cartographie et images automatisées ».

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Son vernissage aura lieu à l’espace 186f Kepler (ancien-nement galerie 1m3) à Lausanne le 27 octobre 2014 à 19h, et sera suivi de la projection de Erkennen und Verfolgen d’Harun Farocki (D, 2003, 58′) à 20h.

Vous trouverez ici un document contenant l’éditorial et le sommaire, et plus d’infor-mations sur la page Facebook de la revue ou sur décadrages.ch.